Une Survivante déterminée a rétablit la danse classique khmère
Poster le 14 mai 2007 vers 3:44 par admin
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Par John SPRAGENS Jr., PHNOM PENH Cambodge

Pendant qu’elle regarde en arrière à travers les 70 années de sa vie, Chea Samy peut se rappeler exécuter avec le ballet royal du Cambodge à l’ouverture du centre de Kennedy à Washington. Elle peut également se rappeler de rassembler l’engrais pour l’engrais pendant qu’elle luttait pour survivre les années de la règle cruelle de fard à joues de Khmer.

Aujourd’hui elle est créditée de rétablir la danse classique du Cambodge — la même danse en tant que ceux vues dans les découpages d’Apsara sur les murs des 12èmes temples de siècle chez Angkor.

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Une renaissance*
Poster le 14 mai 2007 vers 3:30 par admin
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Françoise Gründ, Directrice artistique de la Maison des Cultures du Monde

Le petit escalier raide débouche sur une terrasse dallée, entourée d’une balustrade. Les têtes touffues des manguiers et des frangipaniers cherchent à pénétrer dans la véranda couverte d’un toit pentu une vingtaine de gamine se maquillées, lourds chignons sombres sur la nuque, graciles dans les soies drapé es de leur costume d’entraînement, ne quittent pas des yeux une dame qui remue un doigt, puis l’autre, retourne ses phalanges, et étirant le bras dans un angle anormal place sa mai n en position de hameçon retourné. Les jeunes filles - âgées environ de six à vingt ans ­ reproduisent le mouvement tandis que tinte le son aigrelet d’un gong circulaire qui ne bat main tenant que pour rythmer l’exercice

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“Danse et soie khmères” à l’Unesco
Poster le 14 mai 2007 vers 11:11 par admin
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par Patrice OUM,

Président de l’association Hanumann

L’art khmer est encore à l’honneur dans la capitale française en ce début de l’été 2001. Il ne s’agit pas des célèbres sculptures en grès, en pierre, en marbre ou en bois mais tout simplement de la soie khmère. La soie, inconnue du grand public mais dont les meilleures ambassadrices sont les danseuses du célèbre ballet royal khmer à travers leurs merveilleux costumes.

Aussi pour rendre hommage à cette matière, et à travers elle, à tous les artistes khmers du tissage, l’Association Hanumann et le Secteur de la Culture de l’Unesco ont organisé une exposition inédite sur le thème “Danse et Soie Khmères”dans les locaux du prestigieux palais de l’Unesco - salle Miro- du 19 juin au 6 juillet 2001. Il s’agit de la première exposition de soie khmère en Europe1.

Le jour de l’inauguration, après une visite détaillée, en présence de Son Altesse Royale le Prince Norodom Sihamoni, des personnalités officielles de l’Unesco, des diplomates en poste à Paris, des présidents et représentants d’associations khmères et étrangères, de nombreux invités et compatriotes ont pu assister à l’ouverture de l’exposition.

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Les origines de la danse khmère
Poster le 14 mai 2007 vers 11:06 par admin
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par Patrice OUM

Fondateur de l’Ecole des arts et des traditions populaires à Siem-reap Angkor

Dans une civilisation khmère de tradition orale, il parait fort difficile de dire, avec certitude, l’origine de sa célèbre danse sacrée, appelée communément «Lokhon Luong». Il semblerait que son origine se perde dans la nuit des temps. Les premiers témoignages qui nous soient parvenus à travers les siècles sont les rares textes sacrés en sanscrit du VI ou VII ème siècle (1), trouvés dans l’ancien royaume de Nokor Phnom, actuelle province de Ta Kéo, plus exactement dans la colline de Phnom Da. Des statuettes, des Apsaras et la figurine de Hanumann, en terre cuite, ont été découvertes également dans cette région (2). L’hindouisation de l’Asie du Sud-Est est sans doute un évènement considérable de l’histoire du Cambodge, qui permettait de mettre en évidence grâce aux spécialistes, que la culture khmère avait une origine indienne, notamment sa danse sacrée. Toutefois on aurait tort de penser qu’il n’existait aucune structure socioculturelle dans ce pays, lorsque la culture indienne y pénétra. Nous devons partir du plus proche, du plus tangible, et chercher pourquoi l’origine de la danse khmère n’est pas indienne.

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Théâtre khmer*
Poster le 10 mai 2007 vers 9:41 par admin
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Par SUPPYA NUT BRU Chargée de cours à l’INALCO

Le théâtre royal khmer ou lkhon lhuofi n’a pas suscité de véritables études à l’exemple des théâtres de Java, de Bali, sans parler de celui du Siam qui doit tant au théâtre khmer. Et pourtant dès le début du siècle, G. Groslier a tracé la voie en inaugurant l’étude scientifique dans ses deux ouvrages Danseuses cambodgiennes anciennes et modernes (1913) et Recherches sur les Cambodgiens (1931). Il a fallu le cataclysme politique de ces dernières décennies qui a ébranlé le Cambodge pour que l’on commence à s’y intéresser de plus près. Les artistes exilés, parmi ceux qui ont pu s’échapper à la folie destructrice qui ravageait alors le pays, ont été les premiers à se mobiliser pour tenter de sauver les traditions du théâtre royal. Ils ont fondé des troupes là où ils ont trouvé refuge, en France, aux Etats Unis et dans les camps de réfugiés à la frontière khméro-thailandaise. Grâce à leur détermination, l’art du théâtre royal a échappé à la disparition et a même gagné un public nouveau tant chez les Khmers de la diaspora que chez les étrangers.

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La Danse khmère*
Poster le 10 mai 2007 vers 9:19 par admin
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par Solange Thierry

Anthropologue

Rares dans le monde sont les pays qui évoquent par leur seul nom l’image d’une danseuse. Et s’il est vrai, hélas, que d’autres images, cruelles et destructrices sont venues s’imposer dans des années de guerre et de malheur, il n’en est pas moins évident que l’art de la danse au Cambodge survit à toutes les tourmentes.

L’histoire l’atteste avec éclat : les monu­ments d’Angkor en effet font apparaître dès le neuvième siècle, à fleur de grès rose ou gris, des silhouettes féminines d’un charme singulier. Mi-femmes mi-êtres divins, elles avaient leurs répliques humaines à la Cour des rois bâtisseurs de la dynastie angkorienne. Une inscription épigraphique du temple de Lolei dit que le roi Indravarman offrit au dieu Shiva «des danseuses, chan­teuses, musiciennes, affectées au service des prêtres, nommées au nombre de quarante deux; et au nombre de sept, des danseuses, chanteuses, musiciennes de deuxième ordre, affectées au service du public». Ce qui suppose une hiérarchie dans les rôles et donne à penser que les premières « étoiles » étaient plus proches du sacré que les der­niers «sujets ».

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Danse khmère patrimoine immatériel de l’Unesco
Poster le 10 mai 2007 vers 9:04 par admin
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Buppha Dévi Norodom

Ex Ministre de la Culture et des Beaux-Arts

Le Ballet Royal est l’héritier d’une tradition qui remonte à plus de mille ans. Etroitement lié à la cour royale, il a subi tous les contrecoups de l’Histoire mouvementée du Cambodge et bien souvent failli disparaître. Il a toujours fini par renaître de ses cendres. A la fois parce que ses souverains, s’ils ont souvent du abandonner leur capitale, ne se sont jamais séparés de leurs danseuses, et parce qu’il s’est toujours trouvé des jeunes filles désireuses de se faire danseuses et de servir leur roi.

Ce dossier a été préparé pour accompagner la candidature du Ballet Royal du Cambodge à sa demande d’inscription au patrimoine immatériel de l’humanité. Il préfigure l’ouvrage que nous avons mis en chantier pour fixer, en langues khmère, française et anglaise, l’héritage culturel dont nous sommes dépositaires dans ce domaine. On y verra dans un pays qui jouit désormais de la sécurité et s’est engagé sur la voie du développement, les menaces qui pèsent sur son avenir n’ont cependant pas complètement disparu.

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La soie khmère, une tradition millénaire
Poster le 06 mai 2007 vers 11:52 par admin
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par Patrice OUM, Directeur de DontBRAND

«Il est très difficile de déterminer la date exacte de la découverte de la soie, mais son utilisation remonte à 4 500 ans environ. La légende veut que ce soit une princesse chinoise du nom de Xi Linshi qui la première aurait dévidé un fil de soie à partir d’un cocon tombé dans sa tasse de thé. Ce dont on est certain c’est que les Chinois, grâce à une observation et une recherche minutieuses, ont réussi à domestiquer le ver à soie, Bombyx mori, à partir d’un ver sauvage. »

Ces vers se nourrissent exclusivement de feuilles de mûrier avant de tisser leur cocon, une ultime étape de transformation en papillon. Une fois récolté, on plonge les cocons dans l’eau bouillante et l’on obtient la bourre de soie. Avec le climat chaud du Cambodge, les vers à soie jaunes, sont moins productifs que leurs congénères des régions plus tempérées, en Chine ou Japon. Chaque cocon blanc peut contenir jusqu’à 3.000 m contre 1000 m pour les jaunes.

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